L'histoire de la ferme

La Bergerie

Sur l’histoire du lieu-dit, « La Bergerie », nous avons très peu de renseignements. C’est vers 1860 que les aïeux maternels de notre propriétaire actuel payaient des bouviers pour s’occuper du bétail venant d’une ferme de Hesbaye pour la bonne saison.

Vers cette période, dans les landes environnantes, un berger faisait paître son troupeau de moutons et s’abritait probablement dans une petite bâtisse qui servait d’étable et de logement, d’où le surnom de l’endroit « La Bergerie ».

Au printemps de l’année 1936, mon arrière-grand-père, Victor Bastin, quitte la ferme qu’il exploite à Pont-Ligneuville pour emménager son exploitation familiale au lieu-dit « La Bergerie », sur les hauteurs de Stavelot.

C’est donc à l’arrivée de mon arrière-grand-père que la propriétaire de la ferme fit construire le corps de logis et la laiterie actuels. Car à ce moment-là, la ferme ne se composait que de deux bâtiments (l’étable des jeunes bêtes et le hangar à foin).

 

En 1953, mon grand-père, Louis Bastin, reprit alors l’exploitation qui comptait à ce moment-là 60 bêtes et une trentaine d’hectares. Vu la bonne marche de l’exploitation, il était devenu indispensable de construire une étable indépendante pouvant accueillir 60 vaches ainsi qu’une salle de traite. Leur construction se fit au cours de l’année 1973. Ayant fini ses études d’humanités inférieures, mon père, Jean-Louis Bastin, reprend à son tour une partie de l’exploitation en 1976.

En 1986, il transforme l’étable entravée des jeunes bêtes en stabulation libre à logettes avec cornadis et caillebotis. Cette transformation avait pour but de limiter le travail de l’affouragement et du nettoyage (fumier !).

En 1991, mon grand-père ayant pris sa pension, mon père reprend le reste de l’exploitation.

En 1994, mon père décide de convertir son exploitation à l’agriculture biologique afin de produire du lait de qualité et travailler en harmonie avec la nature.

 

En 1996, il agrandit l’étable des vaches et y transforme les logettes suivant les normes actuelles pour un meilleur confort des bêtes vu le grand gabarit de la Holstein.

En 1997, il construit une citerne ronde de 600 m³ derrière l’étable des vaches pour pouvoir stocker le lisier tout l’hiver à la ferme.

En 2001, Joël Bastin (moi-même) construit 2 poulaillers et démarre la production de 5060 poulets bios.

En 2003, achat de 6 vaches et 6 veaux Brownswiss importés directement de la région Bavaroise en Allemagne (bêtes de montagne plus rustique que la race Holstein). Début du croisement avec la race Fleckvieh.

 

Au printemps 2006, agrandissement du hangar à machines pour pouvoir stocker plus de foin pour l’hiver.

En été 2006, changement au niveau des techniques de récolte de fourrage : nous essayons de faner l’herbe au maximum et ainsi avoir beaucoup plus de foin pour nourrir les vaches en hiver, permettant ainsi de limiter les frais vétérinaires en hiver grâce au fourrage de meilleure qualité, et ainsi avoir du lait de haute qualité microbiologique respectant les normes actuelles au niveau de la fabrication du fromage à partir de lait cru.

Février 2007, achat d’un taureau Fleckvieh importés directement de la région Bavaroise en Allemagne pour la saillie du cheptel. Depuis ce jour, nous nous sommes orientés à 100 % vers cette race qui apportent une meilleure rusticité, tout en gardant un très bon caractère laitier.

À l’heure actuelle, l’exploitation tourne avec une centaine de têtes de bétail, 64 Ha de prairies permanentes et une production annuelle de : 346.000 l de lait biologique et 15.000 poulets biologiques.

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